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    lundi 12 septembre

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    Jacques Cheminade
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    jeudi 15 décembre à 19h30

    Page spéciale

    Dans « Mes cent jours », Jacques Cheminade annonce son intention de « remettre la France au travail en convoquant une conférence nationale sur l’emploi, dont les débats seront retransmis par les médias publics ».

    Introduction

    Jacques Cheminade aux Assises de « Produire en France »

    Le constat

    Jacques Cheminade a annoncé sa candidature à la présidence de la République à un moment de crise extrême : menace imminente d’une implosion chaotique de notre système monétaire, faillite de l’Union européenne, dislocation de l’ordre mondial pouvant entraîner une guerre mondiale de l’OTAN contre la Russie et la Chine, dont l’issue...

    Jacques Cheminade a annoncé sa candidature à la présidence de la République à un moment de crise extrême : menace imminente d’une implosion chaotique de notre système monétaire, faillite de l’Union européenne, dislocation de l’ordre mondial pouvant entraîner une guerre mondiale de l’OTAN contre la Russie et la Chine, dont l’issue pourrait être fatale.

    Son premier objectif est d’assurer la sécurité des Français. Mais la vraie sécurité ne se réduit pas au maintien de l’ordre et à la simple protection des biens et des personnes. Il s’agit d’assurer à chacun un emploi, un toit, l’accès aux soins et une retraite digne après une vie consacrée au travail. La sécurité, c’est aussi donner à tous accès à une culture de la créativité et du beau permettant d’inspirer un nouveau vouloir-vivre en commun, et non infantiliser les gens ou les dresser les uns contre les autres, comme trop souvent à l’heure actuelle.

    Vu le tournant dramatique que prend la crise, toute sortie par le haut exige des solutions comparables à celles appliquées par Franklin Roosevelt dans les années 1930, et surtout ce même volontarisme, cet amour du prochain et cette vision du futur qui animaient également Mendès France et de Gaulle dans leur action après-guerre.

    Dans les années 1930, il fallut trois ans pour qu’un peuple mette Franklin Roosevelt aux commandes. En France, cela fait déjà dix ans d’errements. Assez de temps perdu !

    Etat des lieux :
    misère, nous voilà !

    Si depuis 2008, par des tricheries comptables, on a su retarder la mise en faillite ordonnée des banques, il n’en va pas de même pour la mise en faillite sauvage, « désordonnée », des citoyens français !

    Semblable à l’explosion brutale de la misère après le krach de 1929, depuis 2008 de plus en plus de citoyens sont passés du chômage temporaire à la précarité chronique, de la précarité durable à la misère ponctuelle et de la misère pérenne à la clochardisation.

    Dans la France d’aujourd’hui, le mot misère reste tabou et les pauvres sont simplement « victimes d’inégalités ». Quant aux retraités qui glanent dans les poubelles à la fin des marchés, ils auraient fait, dit-on, le « choix éthique » de pratiquer le « déchettisme »

    La réalité est que la pauvreté a explosé après le krach de 2008. Est considéré comme pauvre tout Français gagnant moins de 60 % du revenu médian (qui sépare la population en deux : la moitié perçoit plus, l’autre moins), c’est-à-dire disposant de moins de 1002 € par mois. Entre 2008 et 2015, le taux de pauvreté est passé de 13 % de la population à 14,2 %, soit 8,6 millions de personnes. « Cette aggravation de la pauvreté est inédite en France », constate l’INSEE.

    Si, officiellement, on annonce 3,5 millions de chômeurs, en 2016 la France compte 6,5 millions de demandeurs d’emplois et de travailleurs précaires, c’est-à-dire 22 % de la population active ! D’après les résultats d’une étude (octobre 2015) menée par Genworth, spécialiste des assurances de personnes, 11,4 millions de Français disposent de moins de 10 euros par mois une fois qu’ils ont payé leurs dépenses courantes (impôts, loyer, gaz/électricité, téléphone et nourriture). Cela représente environ un quart des ménages français, soit 5,8 millions. C’est aussi entre 2009 et 2015 que le nombre d’allocataires au RSA a augmenté de 44 %. En tout, on arrive facilement à 12 millions de Français en voie de paupérisation.

    Certains chiffres, tirés du rapport 2015 de la Fondation de l’Abbé Pierre, font froid dans le dos :

    • 140 000 SDF,
    • 15 000 à 20 000 personnes vivant dans 429 bidonvilles,
    • 38 000 en chambres d’hôtels à l’année ;
    • au moins 100 000 Français habitent tout le long de l’année en caravane, en mobile-home ou dans leur voiture,
    • 411 000 en hébergement « contraint » chez des parents ou des tiers ;
    • 1,2 million de locataires sont en situation d’impayés,
    • 1,8 million de personnes sont en attente d’un logement social ;
    • 200 000 étudiants sont en situation financière précaire, certains s’adonnant à la prostitution. La mortalité (par suicide, accident cardio-vasculaire, etc.) des sans emploi (14 000 par an) est trois fois supérieure à celle des travailleurs en activité et chaque jour, un agriculteur se suicide face au désastre économique qui frappe son activité.

    Face à ces difficultés, 39% des Français sont pessimistes quant à leur situation financière et pensent qu’elle va aller en s’aggravant. Ils sont poussés à réduire leurs dépenses de soins médicaux (un Français sur trois !) et de loisirs, mais également leur consommation d’eau (pour 19% d’entre eux) et d’électricité (pour 22%), ou de nourriture (pour 19%).

    Infrastructures en ruines

    Si une partie de plus en plus importante de la population est ruinée, nos infrastructures, élément clé de la reprise de demain, sont, elles aussi, en ruine. Les travaux de maintenance les plus élémentaires font cruellement défaut, ce qui a un impact direct sur l’emploi. Depuis 2008, le secteur du BTP a perdu 25 % de son activité : 35 000 emplois disparus, dont 12 000 rien qu’en 2015.

    Selon le rapport sur la compétitivité de 2014 du Forum économique mondial, la qualité de nos infrastructures de base a régressé de façon spectaculaire depuis 2008 : en six ans, la France est passée de la 4e place mondiale à la 10e ! Par secteur, ce déclassement est le suivant : autoroutes, de la 1e à la 7e place ; ferroviaire, de la 2e à la 6e ; ports, de la 10e à la 26e ; aéroports, de la 5e à la 15e ; fourniture d’électricité, de la 4e à la 14e.

    Secteur par secteur, le constat est grave :

    • Routes. Baisse de 33 % de l’entretien des routes départementales entre 2009 et 2015. Les couches de surface des routes ont une durée de vie optimale de 8 à 15 ans. Or, leur taux de renouvellement annuel actuel est de 20 à 25 ans !
    • Ponts. 72 000 ponts étaient menacés par la corrosion des armatures, selon le rapport de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP) de 2014. Résultat : un pont de fermé chaque jour dans l’Hexagone ! Avec des conséquences souvent fâcheuses : la fermeture du pont reliant Carcassonne à Narbonne, en décembre 2014, oblige chaque jour 26 000 voitures à faire un détour.
    • Réseau ferroviaire. Comme l’explique le rapport de la Cour des comptes sur les transports ferroviaires en Ile-de-France (février 2016), l’âge moyen des voies s’est allongé de 30 % entre 2003 et 2014. Sur les 3700 km du réseau Transilien (10 % du réseau national), 40 % des voies et 30 % des aiguillages ont plus de 30 ans, alors qu’ils doivent être refaits à neuf au bout de 25 ans. Environ 15 % des caténaires ont plus de 80 ans, et même 5 % plus de 100 ans. Pour la ligne C du RER, par exemple, leur âge est supérieur à 90 ans ! Pour éviter que de nouveaux « Brétigny » ne se produisent, la vitesse maximale autorisée a dû être réduite sur un nombre croissant de tronçons.
    • Ports maritimes. Conséquence de la crise, et faute d’infrastructures modernes, la quantité de marchandises débarquées ou embarquées dans les 7 ports maritimes français est passée de 340 millions de tonnes en 2008 à 292 millions de tonnes en 2014.
    • Distribution d’eau. 20 % de l’eau potable se perd à cause de fuites. Au rythme actuel d’investissement dans les infrastructures d’eau, le taux de remplacement est de 167 ans, alors qu’il faudrait le ramener entre 40 et 50 ans.
    • Distribution d’électricité. Les coupures d’électricité (97 min. par habitant en 2013) ont tendance à augmenter.

    Voilà un état des lieux qui, loin d’être complet, permet d’envisager par quels biais nous pourrions sortir de la crise.

    Nos propositions

    Le défi à relever, c’est de faire, en temps de paix, mieux que Roosevelt en temps de guerre ! Précisons toute suite que ce n’est pas la guerre, avec ses morts et ses destructions, qui a fait des Etats-Unis la première puissance économique mondiale de l’après-guerre, mais, dès 1933, puis en 1939, la mobilisation cumulée de sa puissance publique, de ses hommes, des sciences et de son...

    Faire mieux que Franklin D. Roosevelt !

    Le défi à relever, c’est de faire, en temps de paix, mieux que Roosevelt en temps de guerre ! Précisons toute suite que ce n’est pas la guerre, avec ses morts et ses destructions, qui a fait des Etats-Unis la première puissance économique mondiale de l’après-guerre, mais, dès 1933, puis en 1939, la mobilisation cumulée de sa puissance publique, de ses hommes, des sciences et de son outil industriel.

    Vous nous direz qu’avec une dette française frôlant les 100 % du PIB et avec les contraintes que nous imposent la monnaie unique et les traités européens, ce qu’a fait Roosevelt il y a 75 ans est totalement impossible à répliquer aujourd’hui et que seule la réduction des dépenses, une austérité sacrificielle et un retour à l’équilibre budgétaire sont les voies du salut…

    A l’intérieur du système actuel, vous avez parfaitement raison, bien que vous ayez totalement tort de vouloir préserver ce système. C’est précisément pour libérer notre pays de cette occupation financière que nous proposons une triple rupture (UE, euro, OTAN) et une participation active à la nouvelle dynamique gagnant/gagnant que nous proposent la Chine et les pays des BRICS.

    Avant toute chose : notre réforme financière pour se donner les moyens

    • Etat d’urgence financier. Le nouveau Président informe la Commission européenne, le FMI et la BCE qu’il déclare l’état d’urgence économique et financier. La menace exceptionnelle d’un « Tchernobyl financier » que font peser les mauvais bilans des banques, aussi bien sur les comptes de leurs clients que sur nos entreprises et l’ensemble de l’économie réelle, justifie amplement cette démarche exceptionnelle.
    • Sortir de l’UE et de l’UEM.  La France suspend son adhésion à l’Union économique et monétaire (UEM). L’Etat reprend le contrôle de l’émission de monnaie et de crédit.
    • Réforme bancaire. Imposition d’une séparation stricte entre banques commerciales et banques d’affaires sur le modèle de la réforme bancaire française du 2 décembre 1946 et le Glass-Steagall Act américain ; audit des bilans des banques afin de faire passer par pertes et profits ce qui doit l’être et de sauver ce qui est utile à l’avenir de l’économie réelle ; guerre contre les abus bancaires et les « emprunts toxiques », dont les surcoûts historiques qu’ils ont provoqués pour leurs victimes seront annulés.
    • Banque nationale."Nationalisation" de la Banque de France. Cette dernière sera désormais gouvernée par un Conseil du crédit, où siègeront les forces vives de la nation avec un pouvoir de décision.
    • Crédit productif. L’Etat émet du crédit productif en faveur de l’économie réelle, physique et humaine. A cet effet, augmentation de la force de frappe de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), ainsi que de la Banque publique d’investissement (BPI) au bénéfice des PME/PMI.

    Nos propositions :
    le plein-emploi, vite !


    Devant l’urgence, notre plan s’articule en fonction de trois objectifs : redonner dignité et confiance grâce à l’emploi, du travail grâce à une politique de grands travaux, et faire redémarrer la croissance grâce à une politique ambitieuse de R&D.

    En premier lieu, il s’agit de rétablir, pour chaque individu, chaque famille et chaque entreprise publique ou privée, un cadre stable résultant d’une sécurité sociale, juridique et réglementaire.

    Pour cela, plusieurs préalables :

    • Abroger, en les examinant de près et en faisant le tri, la plupart des lois antisociales et donc anti-économiques de l’époque Chirac, Jospin, Juppé, Valls, Macron et El Khomry.
    • Rétablir l’indexation des revenus (salaires, retraites, etc.) sur le coût réel de la vie, mesuré comme jadis sous la forme du « panier de la ménagère », mesure de nature à provoquer une revalorisation immédiate et conséquente du pouvoir d’achat et dans ce cadre, l’égalité salariale homme/femme.
    • Annuler la réforme territoriale (loi NOTRE) et augmenter les dotations en faveur des collectivités territoriales pour en faire, sur le terrain, les relais du redressement économique. Dans ce cadre, rétablir une Direction départementale de l’équipement (DDE) digne de ce nom et des services postaux dans le monde rural.

    Si la puissance publique reprend ainsi la main en tant qu’Etat stratège, il ne s’agit pas d’installer, par des contrats aidés, des millions de personnes dans l’assistanat permanent. Nous sommes convaincus que la perspective retrouvée d’un travail de plus en plus créateur et gratifiant, tant sur le plan financier que sur le plan humain, créera une révolution culturelle et un optimiste qui redonnera espoir à toute la société.

    Par un investissement public d’au moins 100 Md€ par an [ndr:rendu possible par la réforme financière proposée plus haut], il s’agit de créer 1 million d’emplois directs chaque année, chaque emploi créant, en fonction de la qualification croissante, 1 à 20 emplois supplémentaires dans le privé par effet d’entraînement, le tout animant une dynamique d’ensemble. Un employé de la poste fait travailler 1 à 2 personnes dans d’autres secteurs, un scientifique de l’ESA en fait travailler dix fois plus, et sur une durée plus longue.

    Pour l’instant, le plus grand obstacle à la croissance est la faible qualification de la main-d’œuvre. C’est là que notre démographie, qui se caractérise par une bonne fécondité, une hausse de l’espérance de vie et la fin du cycle des baby-boomers, nous pose des défis qui sont autant d’opportunités à saisir. Rien que pour la « maintenance » de ce capital humain, c’est 6 millions de personnes qu’il faut recruter d’ici 2022 !

    Bien qu’il s’agisse initialement d’un nombre important de postes relativement peu qualifiés et à faible capacité d’entraînement, mais dont la nécessité économique et sociétale est indéniable, nous veillerons sans relâche à ce qu’une politique de formation aux nouvelles sciences et technologies, et surtout aux nouveaux métiers qui en découlent, vienne qualifier chaque citoyen tout au long de sa vie.

    En France, le numérique et la robotique feront disparaître dans les années à venir au moins 15 % des emplois répétitifs, libérant d’autant la force de travail pour des emplois plus épanouissants à condition qu’on ne laisse pas la révolution du numérique aux seules mains des financiers.

    D’abord, deux gisements majeurs d’emplois très utiles mais relativement peu qualifiés :

    Petite enfance :

    • Créer 100 000 postes d’aides maternelles par an, en vue de remplacer les départs à la retraite (50 000 par an) et surtout d’accueillir 300 000 enfants dans les 10 000 crèches supplémentaires dont nous avons besoin ;

    Personnes âgées :

    • Créer 100 000 postes d’assistance à la personne (aides à domicile) et d’accompagnement des personnes âgées, qui doivent pouvoir choisir entre rester chez elles ou intégrer une maison de retraite à prix raisonnable ;

    Ensuite, des gisements d’emplois de qualification intermédiaire, fortement créateurs de travail :

    Santé :

    • Abandonner la vision purement comptable et suppression de la tarification à l’activité (T2A). Eradiquer les déserts médicaux (médecins, infirmiers et aides-soignants), en rétablissant une carte hospitalière offrant des soins de haut niveau à proximité et à prix accessibles.

    Logement :

    • Rénover 500 000 logements insalubres.
    • Construire 150 000 logements neufs supplémentaires par an afin d’atteindre les 500 000 par an dont on a besoin (ce dernier engagement, selon le bureau d’étude Price Waterhouse Cooper, créerait à lui seul 160 000 nouveaux emplois annuels).

    Grands travaux :

    • Débloquer des moyens nécessaires pour rattraper les énormes retards encourus dans la maintenance de nos grandes et moyennes infrastructures (ponts, routes, barrages, canaux, écluses, ports, réseaux ferrés, équipements énergétiques, réseaux de haut débit, stades, piscines, parcs, bibliothèques, théâtres, salles de concerts, etc.) ;
    • Lancer un certain nombre de nouveaux chantiers (métros, aérotrain, haut début pour tous, pistes cyclables, etc.), dont certains figurent déjà au Schéma national des infrastructures du transport (SNIT) qui, en 2011, a listé tous les grands projets d’infrastructures, de portée nationale, dont la réalisation est souhaitable d’ici 2030 ;
    • Engager le grand carénage de notre parc électronucléaire, dans le cadre d’une transition vers des réacteurs de 4e génération (neutrons rapides, thorium, réacteurs modulables, flottants et sous-marins, transmutation des déchets, etc.). En finir avec une fausse écologie prétendant défendre l’emploi et la nature en favorisant des technologies faisant appel à des densités énergétiques faibles et intermittentes (éolien, photovoltaïque, etc.). L’Etat sera garant d’une énergie de bonne qualité et à faible coût, condition préalable à la réindustrialisation ;

    Et enfin, une partie moindre d’emplois hautement qualifiés à créer, décisive pour faire redémarrer la croissance :

    Pôles d’excellence :

    Enseignement :

    • Déclarer l’état d’urgence éducative. Redéfinir les missions et le suivi des élèves en heures d’étude à rétablir dans un souci d’égalité, d’ordre et de qualité. Pour cela les enseignants doivent passer plus d’heures auprès de leurs élèves et être beaucoup mieux payés. Au moins 2200 € par mois après dix ans de carrière et une indemnité annuelle d’accompagnement des élèves d’au moins 2000 € (elle vient seulement d’être portée à 1200 €). Alors que 25 000 enseignants partent à la retraite chaque année, le recrutement actuel (2015) n’est que de 30 000, non plus faute de budget, mais faute de vocations et de candidats ! Embauche éventuelle de professeurs retraités pour former de toute urgence les enseignants et formateurs dont on aura besoin pour entrer dans le XXIe siècle ;

    Pêche, agriculture et foresterie :

    • Déclarer l’état d’urgence agricole. Allègement des contraintes financières de certaines filières structurellement au bord de la ruine (lait, élevage, etc.), et, tout en gardant une économie ouverte, en s’inspirant des principes fondateurs de la PAC, rétablissement de mécanismes permettant de réguler de façon équitable autant les marges de la distribution que les aléas des marchés (les prix) et de la production agro-alimentaire ;
    • Au niveau sylvicole, favoriser la création de scieries, de papeteries et de fabricants de meubles dans nos régions en surtaxant les importations de certains bois étrangers transformés (planches de chêne, d’hêtre, etc.) afin de revaloriser nos forêts ; Au niveau de la pêche, effort massif pour moderniser l’aquaculture ;

    Recherche :

    • Augmenter les budgets (environ 10 Md€ en 2016) de la recherche publique (CNRS, Onera, ANR, etc.) qui, avec ses partenaires publics et privés, se concentrera sur l’exploration des nouvelles frontières, en particulier les « trois infinis » : l’infiniment grand (exploration spatiale, astrophysique) avec le CNES ; l’infiniment petit (atome, nanotechnologies) avec le CEA, et l’infini du vivant, avec l’IFREMER (océanique), l’INRA (agriculture, biologique) et l’INSERM (médical) ;
    • Doubler la contribution française à l’agence spatiale européenne (de 900 M€ en 2016, soit 15 € par Français), car son équivalent sera dépensé en France pour des projets à haute valeur scientifique et technologique ;

    Pour aplanir le terrain

    Mes cent jours

    Par Jacques Cheminade
    Ce sont toujours les premiers cent jours qui sont décisifs après une élection présidentielle. L’absence de volonté manifeste de la part de François Hollande durant cette période a pollué l’ensemble de sa présidence. Aussi, la (...)

     


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