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    Syrie, l’honneur de dire non

    mardi 28 août 2012

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    Jacques Cheminade
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    Déclaration de Jacques Cheminade

    Paris, le 28 août 2012 – François Hollande vient de faire front commun avec David Cameron et Barack Obama dans la crise syrienne. En fait, il s’est rallié à leur position. Prévoir une intervention militaire en cas d’utilisation ou de menace d’utilisation d’armes chimiques par le régime syrien, sans même un vote des Nations unies, revient en effet à livrer la mobilisation de nos moyens à une interprétation des faits par les services de puissances étrangères. Quant à une intervention elle-même, on sait que rien ne peut se faire sans le soutien des Américains.

    On a vu où cela a conduit en ce qui concerne les fausses allégations de Tony Blair puis de George W. Bush, sur les armes de destruction massive que Saddam Hussein était censé posséder et dont il ne disposait pas.

    Aujourd’hui le danger est bien plus grand, car tout dérapage conduirait à un affrontement avec la Russie et la Chine, c’est-à-dire à une escalade vers une confrontation à l’échelle thermonucléaire du même type que la crise des missiles de Cuba, en 1962.

    François Hollande croit sans doute pouvoir biaiser avec l’histoire comme il l’a fait au sein du Parti socialiste. Puisse-t-il prendre conscience qu’il s’agit ici d’un autre jeu et qu’il est potentiellement mortel. Obama et Cameron sont prêts à courir ce risque, la France doit dire non.