Libérons-nous de l'occupation financière
  • J’agis !
  • Archives

    Reconnaissons enfin l’Etat palestinien

    mardi 18 novembre 2014

    Partagez l'article

    Jacques Cheminade
    répond à vos questions

    En direct - Tous les mois

    Prochain Live
    jeudi 15 décembre à 19h30

    Page spéciale

    Déclaration de Jacques Cheminade, président de Solidarité & Progrès

    Après la reconnaissance officielle de l’Etat de Palestine par la Suède le 30 octobre, 660 personnalités israéliennes, rejetant une situation de guerre permanente et lassées d’être prises en otage par l’extrême-droite israélienne, ont adressé une lettre aux parlementaires européens, leur demandant que chaque pays reconnaisse à son tour l’Etat palestinien.

    Pour les signataires, « il est clair que l’existence et la sécurité d’Israël dépendent de l’existence d’un Etat palestinien à ses côtés. Israël devrait reconnaître l’Etat palestinien et l’Etat palestinien devrait reconnaître l’Etat d’Israël, d’après les frontières du 4 juin 1967 ».

    Interrogé dans L’Humanité du 17 novembre, l’ex-ambassadeur d’Israël en France, l’historien et écrivain Elie Barnavi, conscient qu’un Etat palestinien ne pourra naître des seules résolutions, estime néanmoins qu’il s’agit d’une « démarche indispensable » pour briser le statu quo : « Cette pression politique, morale, exprimerait l’opinion publique en Europe, face à des gouvernements timorés, incapables de s’unir sur une position commune et toujours à la traîne des Etats-Unis. » « Ipso facto, cela [cette reconnaissance] rendrait l’occupation illégale. Elle l’est déjà, mais cela deviendrait évident aux yeux de tous. Israël serait reconnu comme occupant le territoire d’un Etat souverain. »

    Solidarité & Progrès soutient entièrement cet appel, tout en précisant que son « Plan Oasis » (plan régional d’investissement dans les infrastructures de base) reste un socle majeur d’une paix israélo-palestinienne durable. Il définit en effet les conditions d’un développement mutuel, dans l’intérêt des deux Etats ainsi que de toute la région.

    La question de l’eau, en particulier, reste la clé de la paix au Proche-Orient. Associée à la dynamique des BRICS, l’Egypte l’a compris en se mobilisant pour un « nouveau canal de Suez » et d’autres projets hydrologiques permettant un meilleur aménagement du territoire.

    La paix marchera sur deux jambes : une jambe politique et une jambe économique. Ainsi, la reconnaissance mutuelle des deux Etats, palestinien et israélien, couplée à un grand dessein centré sur le dessalement de l’eau de mer et le creusement de « canaux de la Paix » reliant la mer Morte, la Méditerranée et le delta du Nil, permettra aux habitants de la région de se forger un avenir commun.

    Au-delà de l’objectif régional, donner ainsi une chance à la paix israélo-palestinienne permettra de neutraliser une « stratégie de la tension » que certains, du dedans et du dehors, volontairement ou pas, déploient pour paralyser notre pays.

    La France n’a qu’un camp, celui de la justice, de la liberté et de la paix du monde.