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    Pourquoi je dis non à toute privatisation du nucléaire

    vendredi 1er avril 2011

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    Jacques Cheminade
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    jeudi 15 décembre à 19h30

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    Face aux nouvelles d’une privatisation rampante d’Areva, Jacques Cheminade a immédiatement réagi, estimant « qu’il est totalement inopportun d’engager tout ce qui peut ressembler à une privatisation, même tout à fait partielle d’Areva ». Les investissements à long terme que nécessite le nucléaire, tout comme le haut degré de protection que l’on doit assurer aux populations, sont incompatibles avec les gains à court terme du privé, a-t-il déclaré.

    M. Cheminade réagissait ainsi au coup de gueule de Gérard Melet, administrateur CGT d’Areva qui dans La Tribune du lundi 28 mars, dénonçait « un processus rampant de privatisation du Groupe Areva »

    En effet, la procédure adoptée pour céder 4,8 % d’Areva à KIA, le fond souverain du Koweït, ouvrira à tous les détenteurs de capital du groupe la possibilité d’échanger leurs actions à la Bourse de Paris d’ici fin juin. Y compris au Commissariat à l’énergie atomique (CEA) qui détient 73 % du capital, ou à d’autres comme le Crédit agricole ou Total qui en détiennent 0,9 % chacun.

    La cotation des actions du groupe avant juin 2011, est la première condition posée par KIA pour intervenir à hauteur de 4,8 % du capital. La procédure consiste à transformer les actuels Certificats d’investissement (CI), — des titres qui représentent 4 % du capital total du groupe que des investisseurs peuvent s’échanger mais qui ne donnent pas de droit de vote — en actions. Gros problème, la procédure permettrait à tous les détenteurs du capital, y compris le CEA qui en détient 73 % de vendre ses titres ! Or, le CEA pourrait être tenté de céder 15 % de ses titres pour financer le démantèlement des centrales et d’autres actionnaires pourraient suivre.

    Jacques Cheminade a aussi réagit aux spéculations folles sur un possible moratoire du nucléaire déclenchées par les déclarations d’André-Claude Lacoste, président de l’Agence de sûreté nucléaire (ASN), avant-hier à l’Assemblée nationale, qui avait évoqué, avant de clarifier sa pensée, un possible moratoire sur l’EPR en construction à Flamanville.

    « Il est absolument exclu que, sous le coup de la peur entretenue par une campagne de presse visant à instrumentaliser l’accident de Fukushima pour mettre fin à l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire, on arrête la dynamique de recherche et des applications sur le nucléaire », a déclaré le candidat à la présidentielle de 2012.

    « Bien que l’audit demandé par le gouvernement sur nos centrales nucléaires soit légitime et que tout doive être fait pour assurer la protection des populations, la solution n’est pas l’arrêt ou le moratoire sur le nucléaire, mais le développement d’un nucléaire "citoyen", orienté par la puissance publique, et réalisé en toute transparence. »