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Pas de crédit bancaire pour Cheminade !

mercredi 22 mars

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jeudi 9 février à 19h30

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Le général de Gaulle et Pierre Mendès France s’accordaient sur le constat que le « régime des (grands) partis » était responsable de la débâcle de 1940. C’est pourquoi la Ve République fut fondée sur le principe selon lequel l’élection présidentielle est la rencontre « d’un homme avec la nation » et non l’élection du représentant d’un clan ou d’un parti.

Ainsi, la présidentielle diffère radicalement des autres élections sur la question fondamentale de son financement. Car, y compris si un candidat obtient moins de 5 % des voix, ses dépenses sont remboursables jusqu’à hauteur de 800 000 euros (au delà de 5%, c’est huit millions).

Ceci permet à un citoyen d’être candidat sans être soutenu par l’argent d’un grand parti. L’absence de fortune personnelle du candidat ne saurait être un obstacle : il peut contracter personnellement un emprunt bancaire, sachant que puisque ses dépenses seront remboursées par l’Etat, il aura les moyens de rembourser la banque en retour.

Cependant, ces quarante dernières années, le régime des partis n’a cessé d’œuvrer pour faire réduire, voire supprimer le principe d’égalité de traitement des candidats présidentiels.

Lorsque celui qui se veut le fossoyeur de la Ve République, Jean-Luc Mélenchon, annonça qu’il avait réuni les 500 parrainages nécessaires pour être candidat présidentiel, il ajouta qu’il avait obtenu deux prêts totalisant 8 millions d’euros auprès de « banques coopératives ». Certains ont cru pouvoir en déduire que notre présidentielle échapperait encore au régime des grands partis et qu’il existe encore des banques qui jouent le jeu de la république.

Cheminade privé de crédit

Or, c’est bien le contraire qui est vrai, comme un représentant de la campagne de Jacques Cheminade l’a constaté lorsqu’il entreprit des démarches pour obtenir un prêt bancaire en faveur de son candidat. Le Crédit coopératif ayant la réputation d’aider les « petits » candidats, il était donc naturel de solliciter cette banque, d’autant plus que d’autres avaient déjà fait connaître leur refus.

Après avoir consulté sa hiérarchie, le conseiller financier contacté annonça simplement que « la banque refuse d’accompagner un candidat non soutenu par un parti représenté au Parlement ».

En clair : pas de financement pour un indépendant comme Jacques Cheminade. Cette réponse peu coopérative feint d’ignorer que, contrairement à ce qu’il se passe dans une autre élection comme une législative, dans le cas d’une présidentielle, la banque ne court aucun risque à prêter à un candidat hors d’un grand parti, dès lors que ses 500 parrainages ont été validés – ce qui est précisément le cas pour Jacques Cheminade.

Jean-Luc Mélenchon a donc un train de retard : le régime des grands partis et des banques a déjà remplacé la Ve République tant honnie...


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