Se libérer de l'occupation financière
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Nicolas Sarkozy porte-parole des banques d’affaires

vendredi 28 octobre 2011

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Communiqué de la campagne de Jacques Cheminade

Paris, le 28 octobre 2011 – Alors que l’Europe et le monde sombrent dans le malstrom géant de la crise financière, produite par quarante années d’attentisme et de soumission de nos hommes politiques de tous bords aux marchés financiers de la City de Londres et de Wall Street, Nicolas Sarkozy nous a servi hier soir la mise en scène promotionnelle d’un homme qui se situe dans le système et ne compte rien en changer. Sa tentative de passer une couche de peinture verte sur du bois mort est pitoyable.

Balayant du revers de la main le Glass-Steagall — la séparation des banques d’affaires et de dépôts, seul moyen de protéger l’argent productif de la spéculation — le Président de la République a de fait jeté aux orties la clé permettant d’assainir un ordre financier aujourd’hui en faillite. Il se condamne ainsi – et nous condamne – à fermer la porte à un système de crédit productif public, seul en mesure de financer l’économie réelle et notre avenir.

En fait, il n’est pas le maître, mais le serviteur des banques françaises et européennes qui craignaient, avec une mise en faillite officielle de la Grèce, de devoir honorer les milliards d’Euros d’assurances contre le non-remboursement des dettes (CDS), qu’elles avaient abondamment émises. C’est pourquoi on a continué la fiction d’une « restructuration » en espérant alimenter l’Europe avec un mécanisme abracadabrantesque dans lequel on veut que la Chine mette son écot, tout en prétextant taxer les produits qu’elle fabrique.

Nicolas Sarkozy nous somme d’accepter « les mesures courageuses » de « gestion rigoureuse », c’est-à-dire l’austérité pour le peuple et les libéralités du Fond européen de stabilisation financière et de la Banque centrale européenne pour les banques d’affaires.

Non, nous explique-t-il, « il est inutile de s’énerver contre les agences de notation, le problème est que nous dépensons trop et qu’il faut travailler plus ». Le problème, c’est nous. Le problème, c’est vous !

Ce système monétariste est à bout. Le Président est un magicien qui rate ses tours. Nos politiques s’entêtent face au gouffre. Monsieur Cahuzac et le Parti socialiste pensent, eux, que les Etats-Unis ont fait la distinction entre banques d’affaires et de dépôts, alors que l’administration Obama fait tout pour l’empêcher.
La campagne de Jacques Cheminade est seule à poser les vraies questions avec les faits véritables. Ouvrez les yeux et rejoignez-là !


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