Se libérer de l'occupation financière
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Nouvelles frontières

L’économie bleue : aménager l’océan

Homme libre, toujours tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ;
tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame… 

Charles Baudelaire
 
 
Source majeure de protéines et de matières premières, la mer a permis la naissance de l’homme sur terre et représente un enjeu majeur pour son avenir. Malheureusement, nos gouvernements n’ont cessé de la livrer à une finance prédatrice qui pille, pollue, détruit et tue.

Or, la France n’est pas seulement une puissance nucléaire et spatiale, elle est aussi, avec ses 11 millions de kilomètres carrés de zones économiques exclusives (ZEE), une puissance maritime en sommeil. Pionniers de l’océanographie, avec l’Institut français du développement de la mer (Ifremer), nous disposons pourtant de formidables atouts pour changer la donne. Le chemin de la paix passe aussi par la mer : ainsi, la dispute territoriale entre la Russie et le Japon vient de se résoudre dans le cadre d’un grand projet commun pour développer l’aquaculture.

Créer un ministère de la Mer et de l’Economie bleue pour en faire une priorité nationale à part entière.
  • Un chèque pour la recherche
    La mer est le berceau historique du vivant. Bien qu’elle recèle la plus large diversité et la plus forte densité du vivant, à peine 1 % de sa faune et de sa flore nous est connu ! Cette biodiversité est un trésor pour la santé. Dans la lutte contre le cancer, les scientifiques travaillent aujourd’hui sur 66 molécules d’origine marine et le premier traitement de lutte contre le sida, l’AZT, dérive du hareng. Les microalgues, telle que la spiruline, en réalité une cyanobactérie dont l’un des pigments est la chlorophylle et qui se développe dans des lacs d’eau douce tel que le lac Tchad, nous offrent des compléments alimentaires, des engrais et des médicaments, utilisés aussi dans le domaine spatial. C’est tout cela, l’horizon d’une « économie bleue », vue avec les yeux du futur.
Un chèque pour la recherche : accroître immédiatement et de façon substantielle les moyens de l’Ifremer. Son budget et ses effectifs actuels sont dérisoires par rapport aux défis à relever et aux bénéfices que l’humanité et nous-mêmes pouvons en escompter.
  • Sauver les pêcheurs en sauvant les poissons
    Si elle ne change pas d’approche, la pêche est condamnée. D’où l’urgence d’éradiquer le mythe d’une corne d’abondance inépuisable, laissant croire qu’on puisse, sans le moindre effort d’investissement, continuer à vivre de la chasse et de la cueillette maritime ! Bien que les quantités de poissons produites par l’aquaculture commencent à dépasser les quantités pêchées, on doit faire plus et mieux. D’abord en développant des techniques de pêche ciblée, en développant des fermes d’élevage en pleine mer ou dans les rizières (rizipisciculture) ou encore en nourrissant nos poissons d’élevage avec des insectes ou des asticots produits à cet effet. L’élevage de poissons herbivores est également une piste prometteuse. Ensuite, au lieu d’attendre que la nature reconstitue gratuitement la ressource, la France, avec les pays du nord de l’Europe, pourrait par exemple produire en pisciculture des jeunes harengs. En les relâchant dans la nature au bon moment, après avoir sérieusement étudié les conditions de leur réimplantation, on pourra renforcer la présence en mer du Nord de cette espèce en difficulté. En attendant, faisons comme l’Afrique du Sud ou la Nouvelle Zélande. Là-bas, on écoute les scientifiques qui, à partir d’une évaluation bio-systémique et non d’une seule espèce, préconisent quoi pêcher et en quelle quantité ! Cette pêche du futur nécessitera de moderniser les moteurs de la flotte de pêche. Cela veut dire dans l’immédiat des moteurs au gaz naturel liquéfié (GNL) et demain des moteurs hybrides. Comme pour l’agriculture, une pêche de qualité exige d’augmenter les salaires de toute la population française afin qu’elle puisse acheter au juste prix des produits alimentaires dont on a décidé d’augmenter la qualité, et donc les coûts de production.
Abandonner toute logique de pillage. Plan de modernisation de la pêche et de l’aquaculture visant à multiplier la ressource.
  • Lutter contre la pollution
    Autre défi à relever, ce septième continent formé de nos déchets plastiques, notamment dans le Pacifique et l’Atlantique, que nous avons laissé se constituer à la surface de plusieurs océans. En extrapolant l’évolution de cette couche de microparticules de plastique, les scientifiques estiment qu’en 2050, son poids dépassera celui des poissons ! Pour surmonter une catastrophe d’une telle ampleur, seule une approche bio-géo-chimique « vernadskienne » fera l’affaire, c’est-à-dire la mise en place d’une dépollution à grande échelle, en recourant à des procédés biologiques et non mécaniques. Au Japon, les chercheurs annoncent avoir découvert des bactéries friandes des plastiques les plus résistants.
Envoyer une grande mission navale de dépollution sur une des cinq « îles » du septième continent. Substitution obligatoire, en magasin, des sacs en plastique par leur équivalent biodégradable à 100 %.
  • L’extraction minière, un enjeu stratégique
    Croissance démographique et amélioration indispensable du niveau de vie de la population mondiale obligent l’humanité à trouver de nouvelles ressources. Or, les océans recèlent 90 % des réserves d’hydrocarbures et 84 % des métaux rares. Dans leurs profondeurs sommeillent des gisements de phosphate, des nodules polymétalliques (cuivre, cobalt, nickel), des croûtes de manganèse (cobalt, cuivre, platine) et des sulfures hydrothermaux (cuivre, zinc, argent, or, cobalt, plomb), utilisés dans d’innombrables réalisations technologiques : satellites, électronique, robots, smartphones, télévisions, avions, voitures, radars, etc. Or, à ce jour, 98 % de la production mondiale de terres rares provient de Chine, en situation de quasi-monopole. Si elle décide un jour de garder sa production pour ses propres besoins, le reste du monde se trouvera en très grande difficulté.
Préparer un grand programme d’extraction minière sous-marine raisonnée, tout en élaborant, en concertation avec nos partenaires des BRICS, un plan d’aménagement territorial des fonds marins afin de développer, au profit de tous, le potentiel scientifique, environnemental et industriel de chaque zone.


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