Se libérer de l'occupation financière

Jacques Cheminade soutient les manifestations pour l’annulation de la dette grecque

samedi 25 mars

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Pour une Grèce libre !

Message de Jacques Cheminade, candidat présidentiel

En ce samedi 25 mars, fête nationale grecque, des manifestations se déroulent dans les principales capitales européennes, pour appeler à rétablir immédiatement les droits de l’homme dans ce pays. Je les soutiens.

Répondant à l’appel de l’EPAM, un groupe de patriotes grecs, les manifestants fondent leurs revendications sur le rapport de l’expert indépendant de l’ONU paru en février 2016, qui confirme la catastrophe humaine provoquée par les politiques d’austérité brutale de la Troïka (FMI, UE, BCE) : depuis le début de la crise, en Grèce, 230 000 PME et TPE ont mis la clé sous la porte et environ un million d’emplois ont été perdus. Le taux de chômage réel atteint 27,5 %. Le niveau de vie a fortement chuté : avec un salaire minimum en baisse de 32 %, 3,88 millions de gens vivent au seuil de la pauvreté et 1,13 millions entrent dans la catégorie des « extrêmement pauvres », vivant avec moins de 8,42 euros par ménage.

Conséquence des plans d’austérité, le droit de ces populations à se nourrir, se loger et se soigner correctement, n’est plus respecté. Le nombre de Grecs qui n’arrivent plus à payer leur loyer ou à se chauffer a fortement progressé, et 2,5 millions d’entre eux n’ont plus de sécurité sociale.

Annuler les dettes odieuses

Dès le début de cette crise, je me suis insurgé contre les remèdes de cheval de la Troïka. Lors des élections européennes de 2014, j’ai fait campagne pour qu’en signe de protestation, les électeurs introduisent un facsimile du drapeau grec dans l’urne en guise de bulletin de vote.

Au lendemain du 5 juillet 2015, jour du vote historique pour le « non » en Grèce, je félicitai le peuple grec, ajoutant cependant que « l’essentiel restait à faire » :

  • annuler la politique d’austérité financière européenne ;
  • annuler les dettes odieuses et illégitimes ;
  • faire une vraie séparation bancaire pour mettre les méga-banques hors d’état de contrôler la politique des Etats ;
  • organiser, en dehors du système de l’euro et d’une UE qui s’est détruite elle-même, de grands projets de développement financés par le crédit public ;
  • accorder nos pays européens avec les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud ) dans une stratégie internationale gagnant-gagnant contre l’oligarchie financière.

Cette prise de position se concluait par cet appel : « Vive la Grèce libre ! Soyons dignes d’elle en nous engageant dans la brèche qu’elle nous a ouverte. »

Aujourd’hui en campagne présidentielle, je me bats pour que la France sorte de l’UE, de l’euro et de l’OTAN, et pour annuler la part illégitime des dettes et résorber les autres grâce à un rééchelonnement, couplé à un plan de relance.

Dans mon projet, je n’oublie pas la Grèce à laquelle sont attachés notre raison et notre coeur :

Concrètement, dans le cas de la Grèce, où près de 90 % des plans d’aide et de crédit qui lui ont été théoriquement accordés ont en réalité servi à renflouer les établissements financiers (banques, compagnies d’assurance, etc.), il est évident qu’une annulation partielle de sa dette et un moratoire pour une autre part s’imposent.

Nous devons nous recentrer sur l’idée de nation, tout en réorientant l’Europe sur l’entente entre nations compatibles économiquement, historiquement et socialement, fondée sur de grands projets d’infrastructure, pour eux-mêmes et étendus de l’Atlantique à la mer de Chine.

C’est la perspective de l’Europe des patries et des projets inscrite dans le Plan Fouchet de 1962, qui, loin de constituer un recul vers un passé révolu, nous libérerait de la tutelle financière et culturelle d’un système dont l’apparence atlantiste n’est en réalité que le masque criminogène de la mondialisation financière.

VIDEO de 2015 :


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