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Jacques Cheminade signe la charte de la FNME-CGT pour un service public de l’énergie du XXIe siècle

mercredi 19 avril

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Le 29 mars 2017, Marie-Claire Cailletaud, la porte-parole de la Fédération nationale mines-énergie CGT, a lancé un appel aux candidats de l’élection présidentielle pour tirer leur attention sur un sujet qui a été largement absent des grands débats alors qu’il s’agit bien d’un sujet majeur pour toute politique de réindustrialisation de la France : l’énergie.

Extraits :

La perte de repères, qui conduit certains à chercher comme boussole l’homme ou la femme providentiel-le, impose de reconstruire en partant du concret et du vécu de chacun-e. Cette période doit être mise à profit pour amplifier et rendre visibles les luttes et revendications, afin que la parole ne soit plus confisquée par ceux qui n’ont qu’une vision théorique ou univoque du monde du travail, mais soit réappropriée par celles et ceux qui vivent la réalité, sans délégation de pouvoirs, avec un seul but, la justice sociale.

La politique devrait se donner comme objectif d’élever les consciences, de parier sur les intelligences individuelles et collectives, de permettre l’éducation populaire. La parole doit être crédible, susciter le débat, l’ouverture, la réflexion, l’esprit critique, l’écoute, l’échange. Aucun raccourci ne peut être toléré pour construire solidement et durablement.

(...) Les services publics constituent le socle d’une société solidaire. Ils posent la question de la réappropriation sociale d’un secteur stratégique qui est celui de l’énergie avec la proposition de création d’un pôle public de l’énergie. Il est dommageable qu’aucun candidat ayant des propositions sur ce secteur n’ait jugé nécessaire d’échanger avec eux. Par exemple, sur le sujet du nucléaire qui mériterait un débat sérieux et dépassionné, cela permettrait :

  • d’exposer pourquoi les candidats qui souhaitent sortir du nucléaire civil ne s’engagent pas pour le désarmement nucléaire alors que 2017 sera l’année de la convocation par l’ONU d’une conférence sur le sujet ;
  • de mettre tout sur la table pour que les citoyens se forgent leur avis en toute intelligence. Comme le coût des énergies marines renouvelables, qui oscille de 120 à 500 euros (1), alors qu’un MWh électrique est produit à 42 euros aujourd’hui. Une augmentation des tarifs, conjuguée à l’introduction de la progressivité, conduirait à une injuste restriction par l’argent ;
  • de dire que leur scénario de référence, Négawatt, imposerait des changements comportementaux en rupture (alimentation, mobilité, cohabitation, etc.) et mise sur des paris technologiques dont la non-réalisation conduirait à augmenter nos émissions de gaz à effet de serre ;
  • de savoir que le réchauffement climatique n’attend pas, que la famine tue des centaines de milliers de personnes, certes loin de nous, et que reporter la réponse est meurtrier ;
  • d’expliquer sur quelles études repose l’analyse de la dangerosité des centrales alors que les 483 salariés de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et les 1 827 salariés de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), parmi lesquels de nombreux spécialistes, ingénieurs, médecins, agronomes, vétérinaires, techniciens, experts et chercheurs, annoncent des conclusions différentes.

Pour permettre que s’engage un large débat sur les enjeux énergétiques, la FNME-CGT a adressé aux candidats à la présidence de la République et aux législatives une charte pour un service public de l’énergie du XXIe siècle.

C’est en réponse à cet appel que Jacques Cheminade a signé la Charte pour un service public de l’énergie du 21e siècle :


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