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    Jacques Cheminade annonce avoir plus de 500 parrainages en direct sur RMC

    mardi 31 janvier 2012

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    Jacques Cheminade
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    Mardi 31 janvier 2012 - Ce matin, Jacques Cheminade a annoncé avoir plus de 500 promesses de parrainage pour l’élection présidentielle, à l’antenne de RMC avec Jean-Jacques Bourdin, dans l’émission Bourdin 2012.

    Transcription de l’entretien :

    JJB : Vous êtes le président du parti Solidarité et Progrès,

    JC : Je ne suis plus président j’ai démissionné pour les présidentielles !

    JJB : Vous êtes candidat à l’élection présidentielle, je rappelle que vous avez été candidat en 1995, vous aviez obtenu 0.24% des voix. Vous avez décidé de vous présenter cette année, en 2012, est-ce que vous avez vos parrainages ?

    JC : Je peux répondre : je ne le sais pas. Je sais que j’ai plus de 500 promesses de présentation comme on dit. On est passé les 500.

    JJB : Vous avez dépassez les 500 ? Voilà déjà une information.

    JC : Ce sont des promesses…

    JJB : Ce sont des promesses de parrainages, mais bon, les promesses sont en général tenues. Vous vous rappelez de 1995, est-ce que les promesses ont été tenues ?

    JC : J’espère que ce n’est pas comme M Pasqua qui disait que cela ne concerne que ceux qui les écoutent !

    JJB : Les promesses ?

    JC : Je pense qu’elles seront tenues parce que nous avons un groupe de jeunes militants qui sont allés voir les maires avec beaucoup de détermination, sans code ni catéchisme, parlant de leurs idées et les maires ont été intéressés par ces jeunes militants et aussi ils ont pensé que j’avais dit que cette crise se produirait dès 95, en 10 à 12 ans. Elle s’est produite, ils n’y croyaient pas auparavant, ils croyaient que j’étais un peu mégalomane, un peu perdu dans les nuages et là ils se sont aperçus que c’est vrai.

    JJB : Donc vous serez candidat à la présidentielle, vous avez vos parrainages. Jacques Cheminade, c’est un candidat à ajouter à la liste des candidats.
    Je veux en savoir un peu plus sur vous. Vous êtes énarque, vous êtes HEC, vous êtes favorable à la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG, favorable à la TVA sociale,

    JC : Une TVA sociale à condition qu’on augmente le SMIC de 300 euros ! pas la TVA sociale sèche. Pour moi ce n’est pas l’essentiel, ce qui est essentiel est que l’on revienne au Crédit productif public c’est-à-dire qu’on revienne à une Banque nationale qui fasse du crédit public.

    JJB : C’est-à-dire ? Crédit public, mais c’est ce que proposent François Hollande et Nicolas Sarkozy non ? Ils veulent créer une banque pour aider les PME.

    JC : Oui, mais il faut aller beaucoup plus loin. 1 milliard, ce n’est pas beaucoup ce que propose Nicolas Sarkozy, c’est même très peu. Il faut beaucoup plus, il faut une vraie banque publique d’investissement. Mais il faut une vraie banque publique nationale. Ce qui arrive aujourd’hui c’est que vous avez des banques qui ont spéculé, ce sont les banques « universelles » en France.

    JJB : Vous vous battez depuis toujours contre la spéculation, vous.

    JC : Contre la spéculation financière parce que c’est ce qui dans les années trente a amené le fascisme, a accouché d’Hitler.

    JJB : Donc attention ; vous dites attention…

    JC : Attention. Le sommeil de la raison engendre des monstres, et cette fois on voit surgir en Europe, de l’Europe qu’on n’a pas faite, qu’on n’a pas su faire, une Europe qui a été contraire aux traditions de l’Europe qui engendre les Orban, les Marine Le Pen et tout cela.

    JJB : Alors, politiquement vous êtes gaullistes de gauche, c’est comme cela qu’on peut vous définir ?

    JC : On peut me définir comme cela, c’est peut être [le nom le plus proche], c’est le de Gaulle de 1940 et la gauche de Mendes France et de Jaurès.

    JJB : Vous avez des idées, la formation des enseignants. Vous dites que les enseignants pourraient passer régulièrement du temps en entreprises, ça c’est une bonne idée.

    JC : Oui…, à condition aussi…

    JJB : stages renouvelés tous les 7 à 10 ans.

    JC : à condition que les enseignants aussi soient formés. On a supprimé les IUMF qui ne faisaient pas très bien leur boulot, mais il faut quelque chose qui fasse bien son boulot et qui forme les enseignants. On ne le fait pas. On supprime ces postes d’enseignants, 14 000, et l’on dit : « oui, mais il y aura moins d’élèves ». Mais alors je vois bien Luc Chatel dire un jour que 25 élèves par classe c’est tout à fait normal. Peut être il y a vingt, trente ou quarante ans — M. Chatel pense peut-être dans ces termes là – c’était tout à fait normal, mais aujourd’hui ça ne l’est plus. Il faut une possibilité pour l’enseignant de développer les capacités créatrices de l’élève. La main à la pâte !

    JJB : La main à la pâte. Et vous vous prononcez pour un crédit productif public pour le financement de grands travaux ; vous dites qu’il faut absolument séparer les banques de dépôts et les banques d’investissements. Il y a beaucoup de choses ! Vous proposez le non-cumul des mandats, tout cela ce sont de grandes mesures …

    JC : Et une vraie justice en France. En France, l’accès est interdit à ceux qui ne sont pas dans le système, aux 60-70% qui ne sont pas dans le système. Par exemple, l’aide juridictionnel est l’une des plus faibles du monde ; il faut accroitre l’aide juridictionnel, la multiplier par deux et par quatre pour que les gens puissent aller en justice. Maintenant, au contraire, on leur fait payer à chaque fois qu’ils y vont, 35 euros. Ce n’est pas possible. Ensuite il faut une justice indépendante et il faut que la justice ne soit plus une autorité mais un véritable pouvoir et pour cela il faut que le Conseil supérieur de la magistrature soit composé des gens qui sont élus. Il faut cette justice en France, [car] les gens ne croient plus à la justice. C’est dramatique.

    Et il faut surtout, surtout, qu’on ne pense plus en termes comptables. Dans cette élection présidentielle ont dit « du chiffre, du chiffre, combien ça coûte ? » Une élection présidentielle ce n’est pas cela, c’est la vision et c’est un projet. Il faut voir où on va, comment on y va, mais on ne peut pas faire du chiffre sur un grand corps malade, sur quelque chose qui est en train de se démembrer et s’autodétruire. Comme l’Euro et le système européen, il faut faire une vraie Europe.

    JJB : Jacques Cheminade, votre discours est axé sur le cancer spéculatif qui prolifère dans le monde et détruit le corps de l’économie. L’économie mondiale, dites vous, est déjà au cœur d’une dépression. Tiens un autre sujet, [qui n’a rien à voir avec les précédents], vous dites que les jeux vidéo ultra-violents entrainent la violence…

    JC : Je pense que oui. Ce n’est pas la cause, mais une immersion dans un monde de l’instant, de l’action-réaction, qui est le monde des images [peut être très dangereuse], mais en même temps très prometteuse, parce avec les mêmes choses, les mêmes supports, on peut faire de choses extraordinairement intéressantes. Je suis moi-même tout le temps sur Internet et c’est passionnant ; on y trouve tout. Mais on n’y trouve pas d’idée, on y trouve pas de la création. On y trouve de l’information, et c’est très utile.

    JJB : Vous dites aussi : « les maires signent en ma faveur parce qu’ils s’aperçoivent que ce que j’avais annoncé dès 1995, qu’une grave crise économique allait se produire, s’est produit. Donc, ils voient que j’avais raison ».

    JC : Si je peux me permettre d’aller très vite ?

    JJB :oui, très vite

    JC : François Mitterrand : « l’argent qui corrompt, l’argent qui salit », puis capitulation en rase campagne. Jacques Chirac qui, on l’oubli, avait dit en 1995 à la réunion d’Halifax : « le SIDA financier c’est le principal problème du monde » ; puis capitulation en rase campagne. Nicolas Sarkozy, le 25 sept 2008 à Toulon, « aaah, le capitalisme industriel c’est fini, il faut la réglementation, la régulation » ; capitulation en rase campagne. Et maintenant, François Hollande nous dit, il faut séparer d’une part les activités de dépôt et de crédit, et d’autre part les activités du marché, mais sous le même toit. Moi je dis non. Il faut vraiment séparer les banques, et pour cela il faut une commission d’enquête parlementaire, une vraie comme Roosevelt l’avait fait avec Pécora.

    JJB : Bien, Jacques Cheminade un dernier mot. Au second tour vous faites quoi ?

    JC : Au second tour, je ne voterai certainement pas pour Nicolas Sarkozy ou pour Marine Le Pen, si elle est au second tour, ce que je n’espère pas.

    JJB : Merci Jacques Cheminade. Donc un candidat de plus à l’élection présidentielle, et nous vous retrouverons parce que vous aurez le même temps de parole que les candidats dits « grands candidats ».

    JC : J’espère que tout tiendra !

    JJB : Non seulement le CSA, mais je tiendrais parole aussi. Merci, Jacques Cheminade, merci d’être venu nous voir.