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  • Jacques Cheminade : « Hollande n’a pas le caractère pour prendre le taureau par les cornes »

    vendredi 26 octobre 2012

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    Jacques Cheminade
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    jeudi 15 décembre à 19h30

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    De passage à Dijon où il intervenait devant les étudiants de Sciences-Po sur les solutions pour parer à la désintégration du système euro, Jacques Cheminade a accordé une interview au quotidien de la Bourgogne, Le Bien Public.


    Le président de Solidarité et progrès, candidat aux dernières présidentielles (0,25 %), est ce jeudi soir à Science Po Dijon pour tenir une conférence à l’invitation de l’association étudiante Collectif Idéaux et débats.

    À quand la création d’une fédération Solidarité et progrès en Côte-d’Or ?

    « C’est en cours. Madame Bienfait, maire de Crugey, veut poursuivre l’aventure avec nous. Tout cela est en discussion, mais nous y arriverons. »

    Quel message venez-vous faire passer à Sciences Po Paris, campus de Dijon ?

    « Que l’Europe, un repoussoir aujourd’hui, s’était transformée en une Europe d’espérance. Mais cette Europe d’espérance, elle ne peut se faire que si on remet les choses à leur place, la tête en haut et les pieds en bas. En bas, la monnaie et en haut les grands projets, physiques et de cultures européennes. Je trouve absolument scandaleux que les gens parlent d’Europe et en même temps disent que les bourses Erasmus sont pratiquement en faillite. On se moque du monde ».

    Quels sont les prochains objectifs pour votre parti ?

    « C’est de convaincre le gouvernement et les institutions de notre pays de séparer les banques en deux : d’un côté celles qui assurent les fonctions de dépôt, de crédit, et de l’autre, celles qui œuvrent, qui investissent sur les marchés. Il est essentiel de le faire. Sinon, il se crée ce qui s’est passé en France, dans la banque universelle, une sorte de contamination par le jeu de ce qui est utile à l’économie avec en fin de course des conséquences désastreuses. On le voit brutalement en Grèce, en Espagne et ici ça commence. Il faut arrêter ce système ».

    Vous vous présentez comme un Gaulliste de gauche. Comment jugez-vous l’action de François Hollande depuis qu’il est devenu président de la République ?

    « Il n’est pas gaulliste car il n’a pas le caractère de prendre le taureau par les cornes. Et le pire, c’est la politique de son ministre Pierre Moscovici. La politique de compromis avec les grandes banques se poursuit. Évidemment, la France ne peut pas tout faire seule. C’est là qu’il faut agir au niveau de l’échelle européenne, avoir un combat extrêmement courageux qui peut aller jusqu’à la politique de la chaise vide de De Gaulle. Si nous n’avons pas cette politique, l’alternative continuera avec le système actuel, l’ordre de l’euro, l’ordre de l’austérité, l’ordre de traité de stabilité, de coordination, de gouvernance… Continuer dans cette direction, c’est se détruire soi-même. À terme, on imagine qu’il ne resterait qu’une élite démocratique qui déciderait comment faire. Ce serait la fin de ce que j’appelle la démocratie républicaine, la vraie. »