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    Fusion thermonucléaire

    mercredi 4 septembre 2013

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    Jacques Cheminade
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    L’édito de Jacques Cheminade

    Nous voici parvenus à un moment décisif de l’histoire, dont l’éventuelle opération aérienne contre la Syrie est une manifestation tragique. Il ne s’agit pas d’une cause, mais de la conséquence d’une dérive du système politique transatlantique depuis l’assassinat de John Kennedy et le départ du général de Gaulle. L’on doit plus fondamentalement faire remonter cette dérive au recours à la bombe nucléaire par le président Truman et à l’incapacité qu’a eu un parti de la Résistance de se constituer après le trouble assassinat de Jean Moulin.

    C’est alors que s’est imposée une logique de guerre froide, sans autre progrès technologique que celui découlant des retombées des recherches à objectif militaire. A l’Est comme à l’Ouest, on a asservi la science à l’amélioration des armes et le « progrès » s’est trouvé assimilé à la destruction mutuelle assurée.

    Dans ces conditions, l’oligarchie financière de plus en plus dominante s’est efforcée de conserver le recours aux armes et à l’espionnage par l’intermédiaire d’Etats auxquels elle a imposé le garrot de la dette. En même temps, elle a promu une idéologie « verte » fondée sur le recul technologique à l’intention du reste des êtres humains. Ceux-ci, mesurant l’usage létal des découvertes scientifiques et de leurs applications, se sont laissé gagner par l’illusion de ce recul technologique, y voyant l’issue vers une paix « désarmée ». Dans un univers livré à une économie financière de faux monnayeurs, ceux d’en haut disposent des technologies et ceux d’en bas se sont vu imposer une société de services à laquelle ils se sont soumis sous les bombardements médiatiques. D’un côté l’Empire financier disposant de la puissance, de l’autre le plus grand nombre, incapable de servir le bien commun et les générations futures faute de compétence scientifique et technologique. C’est le piège qui s’est refermé sur nous.

    Et c’est au sein de ce piège que se sont créées les conditions de l’embrasement de l’Asie du Sud-Ouest, devenue les Balkans du XXIe siècle. Une politique de développement mutuel, fondée sur les technologies de pointe, y aurait créé au contraire les conditions de la paix entre Israéliens et Palestiniens, chiites et sunnites, dans le respect de toutes les minorités. Il s’agit en un mot du nucléaire civil pour l’eau et pour la paix, comme le proposait le Plan Oasis de Lyndon LaRouche. Le point commun de l’oligarchie financière et de l’idéologie verte est d’avoir rejeté cette approche. Aujourd’hui, d’ailleurs, une majorité de dirigeants écologistes sont prêts à endosser le droit de punir et la responsabilité de protéger, invoqués par François Hollande sans la moindre justification en droit international. L’atlantisme corrompt ces milieux, qui n’ont rien compris aux liens entre la science, les technologies nouvelles, le développement économique, la paix et le travail créateur humain.

    Le danger, de dérive en dérive, est d’en arriver à une guerre thermonucléaire, car Wall Street et la City sont déterminés à imposer leur loi contre toute résistance, c’est-à-dire en dernier lieu contre l’Iran, la Russie et la Chine. Les dispositifs militaires sont prêts.

    Alors l’issue, face au risque ultime d’un affrontement thermonucléaire, n’est pas de reculer mais d’avancer. C’est-à-dire, par delà le refus de la guerre, de créer les conditions de la paix par le développement mutuel. En procurant l’énergie à bas coût procurée par la forme de production la plus dense, celle de la fusion thermonucléaire contrôlée. Beaucoup de progrès restent à faire, mais il faut commencer dès aujourd’hui, sous contrôle citoyen, pour sortir du piège.


    L’édito de Jacques Cheminade est publié tous les 15 jours dans le journal Nouvelle Solidarité.