Libérons-nous de l'occupation financière
  • J’agis !
  • Archives

    Face à notre 11 septembre

    jeudi 8 janvier 2015

    Partagez l'article

    Jacques Cheminade
    répond à vos questions

    En direct - Tous les mois

    Prochain Live
    jeudi 15 décembre à 19h30

    Page spéciale

    Déclaration de Jacques Cheminade, président de Solidarité et Progrès

    PDF - 202.6 ko

    Paris, le 8 janvier 2015 – La France est menacée. Il ne faut pas céder à la dictature de la peur. Garder raison suppose l’unité nationale pour combattre le terrorisme partout où il se manifeste et surtout ne plus tolérer l’environnement au sein duquel il prospère.

    Le combat contre le terrorisme relève de notre police, de notre gendarmerie et de nos services de renseignement. Ils doivent prendre au sérieux, partout et au quotidien de leurs déploiements, le risque immédiat que nous courons. Il n’y a pas de loups solitaires, il y a de petites et moyennes entreprises du terrorisme plus ou moins sous influence. Des autres pays européens, nous devons exiger un contrôle aux frontières digne de ce nom, car nous sommes en guerre. Chez nous, nous devons mettre fin à toutes les incitations à la violence, y compris par les images propagées par les jeux vidéo violents, dont les terroristes sont très souvent adeptes et qui contribuent à en faire des esprits dérangés.

    Changer l’environnement relève de notre politique générale. Nous devons demander des comptes à l’Arabie saoudite et au Qatar, dont certaines institutions et familles financent et ont financé le terrorisme « salafiste ». Nous devons demander des comptes à la Turquie de Recep Tayyib Erdogan, qui joue double jeu et se rend ainsi complice. Nous devons arrêter tout « partenariat de référence » avec ces pays.

    Nous devons exiger une enquête sur le rôle des réseaux bancaires, en particulier britanniques, qui servent de courroie de transmission à l’argent servi aux terroristes d’Al-Qaïda et de l’Etat islamiste. Ce sont les faux monnayeurs qui entretiennent les criminels égarés.

    Nous devons aussi éviter que le débat soit détourné contre l’immigration et les musulmans, ce qui reviendrait à tomber dans le piège qui nous est tendu. En particulier, combattre de toutes nos forces l’antisémitisme signifie soutenir le dialogue des civilisations, des cultures et des religions.

    Disons-le brutalement : dans la stratégie du chaos qui vise l’Europe et la France, l’oligarchie financière attise les feux du terrorisme islamique – les accords entre le système du Londonistan et l’Arabie saoudite en sont le révélateur – tout en appelant à combattre l’Islam, comme le font le mouvement Pegida en Allemagne et les réseaux identitaires en France, y compris au sein du Front national. La France est « une certaine idée » , un pacte conclu avec la liberté du monde et non un souverainisme dévoyé, comme celui de l’Ukip en Grande-Bretagne et de l’Alternative pour l’Allemagne, de fait associée à Pegida.

    C’est seulement dans un monde sans la City ni Wall Street, et animé par l’esprit de la Nouvelle route de la soie à l’échelle du monde, l’esprit d’un développement mutuel, que le terrorisme pourra être réellement combattu. La France peut et doit être un pilier de ce nouveau monde.