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1987 – Discours de Thomas Sankara au sommet de L’OUA

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Message de soutien aux propositions de l’OUA sur la dette extérieure
Jacques Cheminade, secrétaire général du Parti Ouvrier Européen et président de l’Institut Schiller en France.
Nouvelle Solidarité n° 31, août 1987.

La conférence annuelle des chefs d’Etats et de gouvernement de l’Organisation de l’unité aficaine (OUA), qui a achevé ses travaux le 29 juillet à Addis-Abeba, vient de présenter des propositions concernant le rééchelonnement de la dette extérieure des pays africains. Je soutiens pleinement ces propositions. La plus grande partie des 200 milliars de dollars que doivent aujourd’hui les pays africains constitue un fardeau inéquitable et injuste. Un petite partie seulement de cette somme a en effet correspondu à des investissements productifs permettant d’engendrer les mmoyens de remboursement.

Aussi, je pense que tous les bailleurs de fonds, y compris les institutions internationales comme la Banque mondiale et le FMI, doivent participer à un rééchelonnement global de cette dette, les pays les plus pauvres se voyant accorder des annulations de créances, et les autres des transformations de la dette en prêts à long terme et faible taux d’intérêt.

Comme l’ont dit divers présidents africains, et en particulier le président Eyadema à la cérémonie d’ouverture des travaux de la 13ème Conférence de chefs d’Etats de France et d’Afrique, je suis convaincu de la nécessité d’un nouveau Plan Marshall « qui soit à la hauteur des espérances de nos peuples »

Le sommet économique convoqué par l’OUA début septembre doit aboutir. Nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre d’avantage.

Pour ma part, en France, je ferai tout mon possible pour que justice soit faire à l’Afrique, le redressement économique y établissant les conditions de la paix — cette « paix par le développement » dont parlait Paul VI dans l’Encyclique Populorum Progressio — , de la sécurité et de l’indépendance nationales.

Le discours de Thomas Sankara au sommet de l’OUA

Thomas Sankara sera assassiné 3 mois plus tard, le 15 octobre 1987.


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