Libérons-nous de l'occupation financière

DETOX N°6 : l’ami américain de Cheminade est un milliardaire d’extrême droite

dimanche 19 mars

Partagez l'article

Jacques Cheminade
répond à vos questions

En direct - Tous les mois

Dernier Live
jeudi 9 février à 19h30

Page spéciale

Notre rubrique DETOX offre des pistes et des éléments d’information permettant à chacun et chacune, y compris aux journalistes de bonne volonté, de se former un jugement personnel et par conséquent de se désintoxiquer d’une série de clichés qui tournent en boucle depuis des décennies. Aux neurones, citoyens !

L’ami américain de Cheminade est un milliardaire d’extrême droite

INTOX :
Un article publié sur le site lemonde.fr présente les 11 candidats à l’élection présidentielle, dont Jacques Cheminade. Si pour les 10 autres prétendants, l’article résume de façon assez neutre l’essentiel de leurs orientations, le paragraphe consacré à Jacques Cheminade vire à la caricature.

Pour le quotidien aux mains de Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse (BNP), la vie de Jacques Cheminade se résume à celle d’un diplômé d’HEC et de l’ENA tombé sous l’emprise du « sulfureux homme politique américain Lyndon LaRouche, classé d’extrême droite (…), complotiste, homophobe et climatosceptique ».

Pour Le Parisien (aux mains du milliardaire franco-israélien Patrick Drahi qui contrôle également BFM-TV et L’Express), LaRouche serait même un « négationniste ». Et selon un article de Libération (également aux mains de Patrick Drahi), datant de 2012 mais mis en lien par Le Parisien du 18 mars 2017, LaRouche estime que « le contenu des Protocoles des Sages de Sion est authentique », alors qu’il s’agit d’un ramassis de mensonges transformé en document de propagande antisémite.

DETOX :
Toute personne douée d’un brin d’intelligence qui prend le temps d’examiner de façon honnête les idées et la vie de « l’ami américain » de Jacques Cheminade Lyndon LaRouche ne peut que constater l’énorme gouffre séparant d’un côté l’homme, sa vie et ses idées et de l’autre sa réputation « sulfureuse ».

A l’origine de cette réputation, certains cabinets d’avocats de Wall Street, l’extrême droite américaine, le FBI et les grandes fondations patriciennes et leurs relais dans le Washington Post et le New York Times, journal partenaire du Monde.

La source principale des calomnies contre LaRouche, y compris de Conspiracy Watch en France, est le livre du journaliste Dennis King publié grâce au mécénat de la Fondation néo-conservatrice Smith Richardson.

King a travaillé directement avec Roy Cohn, figure de la pègre new-yorkaise et avocat du sénateur au cœur de toutes les chasses aux sorcières anti-communistes, Joseph McCarthy.

En vérité, depuis quarante ans, LaRouche n’a cessé de dénoncer la dérive des élites américaines et le retour des visions eugénistes, malthusiennes, géopolitiques et impériales. Il a été rejoint en cela par des gens comme la militante afro-américaine Amelia Boynton Robinson, et d’autres qui, suite à l’assassinat de Martin Luther King voulaient donner un élan plus universel à la cause des Droits civiques. Le Monde d’ailleurs prend bien soin de ne pas mentionner le fait que l’avocat de LaRouche n’est autre que Ramsey Clark, l’ancien ministre de la Justice de Lyndon Johnson et l’auteur de la charte des Droits civiques adoptée en 1964.

Ensuite, LaRouche est tout sauf milliardaire. La preuve, c’est que son nom n’est jamais apparu sur la fameuse liste des gens les plus fortunés du monde publiée chaque année par Forbes.

JPEG - 190.4 ko
Lyndon LaRouche avec Marie-Madeleine Fourcade, une grande dame de la Résistance française, lors de la fondation de l’Institut Schiller en 1984.

En France, feu Marie-Madeleine Fourcade, une « grande dame » de la Résistance, a été une amie de Lyndon LaRouche, un homme dont elle admirait le courage et qui lui « apparaissait comme un éclaireur soulevant les problèmes fondamentaux mais aussi comme un homme de cœur immédiatement porté à chercher des solutions… »

Partisan d’une paix négociée entre Israéliens et Palestiniens, LaRouche rencontra en 1979 le Président du Congrès Juif Mondial Nahum Goldmann chez lui à Paris et à New York l’ancien ministre israélien des Affaires étrangères Abba Eban. Pour compléter les accords d’Oslo qu’il soutenait de toutes ses forces, LaRouche a proposé un « plan Marshall » (surnommé « Plan Oasis ») pour accroître les ressources hydriques du Proche-Orient. A Paris, son ami était l’inlassable combattant pour la paix Maxim Ghilan de la revue Israël-Palestine.

Adversaire de la politique belliqueuse de l’extrême droite israélienne, LaRouche a passé sa vie à souligner le caractère universel de chaque être humain, peu importe sa race, sa couleur, ses origines, sa religion ou son orientation sexuelle.

A l’opposé de la réputation qu’on lui a faite, LaRouche a toujours tenu en horreur toute forme d’exclusion, de xénophobie, d’antisémitisme et de négationnisme. John Weber, un des anciens membres de l’organisation juive américaine Bnai Brith a même déclaré un jour que LaRouche et son mouvement « ont fait plus pour élucider et garder vivant le souvenir de l’holocauste hitlérien dans le monde non-juif » que bien d’autres.

Pour creuser :


Rejoignez la campagne !