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  • Construire la paix routière avec les automobilistes

    mardi 25 octobre

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    Jacques Cheminade
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    jeudi 15 décembre à 19h30

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    Bonjour M. Cheminade,

    Nous aimerions connaitre votre position sur votre programme de politique routière.

    En effet, étant administrateur d’un groupe de défense des automobilistes avec quelques milliers de membres, et représentant plusieurs millions d’automobilistes Français, nous aimerions connaitre votre position sur le sujet.

    Je vous joins une petite vidéo sur la fin de la guerre des automobilistes... en Angleterre.

    A quand la fin de la guerre en France (surtout quand elle ne permet pas de faire baisser la mortalité dans notre pays) ?

    Merci par avance de votre réponse.

    Vincent DEPUYDT

    Réponse de Cheminade2017 :

    Vous avez raison. Il est temps d’arrêter de faire la « guerre » aux automobilistes. Il conviendrait plutôt de faire appel à leur sens de responsabilité pour construire la paix routière avec eux.

    Comme l’explique très bien votre vidéo, bien qu’on ne puisse ignorer l’importance de la limitation des vitesses pour réduire le nombre de morts sur la route, il faut que celle-ci soit « juste », c’est-à-dire non pas imposée de façon doctrinaire et sans discernement mais en fonction de chaque situation comme cela est pratiqué au Royaume-Uni.

    Perdre des longues heures dans les transports est certes ennuyeux. Cependant, il ne suffit pas d’augmenter la vitesse des voitures pour y remédier… Construire des transports en commun rapides et bon marché ; offrir des logements proche du lieu de travail, disposer d’un meilleur réseau autoroutier, tout doit être pris en compte.

    D’un autre côté, vous n’avez pas tort de constater qu’en France les radars sont devenus de plus en plus un moyen pour « faire les poches » des conducteurs. Une plus grande tolérance pour un petit dépassement de vitesse aidera sans doute à convaincre les utilisateurs de la route qu’on leur veut du bien. Rappelons qu’une approche hyper-punitive produit souvent un effet boomerang. A cela s’ajoute que le taux d’alcoolémie (in-dépistable par un flashage radar) joue sans doute un rôle tout aussi important que la vitesse dans la mortalité des accidents de la route.

    Comme alternative, il faut multiplier sur le réseau secondaire les installations éducatives, notamment celles qui vous signalent que vous roulez trop vite dans une zone densément peuplée. Rien ne remplace un simple avertissement d’un gendarme lors d’un contrôle routier. Faire souffler dans le ballon pour voir si le chauffeur a consommé de l’alcool ou de la drogue reste une priorité. Se focaliser sur la seule vitesse est absurde.